Tout commence dans un laboratoire de biochimie à l'Université de Californie, San Francisco. Loren Pickart, alors jeune chercheur, étudie le vieillissement hépatique. Il compare le plasma sanguin de personnes jeunes (20–25 ans) à celui de personnes âgées (60–80 ans).
Sa découverte est inattendue : un petit peptide présent dans le plasma jeune est capable de forcer des cellules âgées à se comporter comme des cellules jeunes. La synthèse de collagène reprend. Les protéines de réparation se réactivent. Ce peptide, c'est le GHK-Cu.
Pickart isole la séquence : trois acides aminés — Glycine, Histidine, Lysine — formant un complexe naturel avec le cuivre(II). Un peptide si petit qu'il tient en trois lettres, mais si puissant qu'il module l'expression de 4 222 gènes humains.
« GHK-Cu appears to act as a signal that triggers tissue remodeling by activating reparative processes and suppressing damaging ones. » — Loren Pickart, Journal of Biomaterials Science, 2008
Cinquante ans plus tard, les analyses transcriptomiques de Pickart et Margolina confirment l'ampleur du phénomène : le GHK-Cu ne se contente pas de « réparer ». Il reprogramme les cellules vers un état plus jeune et plus résilient.
